Stop aux ballonnements grâce à une bonne digestion !

Femme souffrant de maux de ventre

Voici les règles de base à connaître ou à revisiter…et les plantes qui peuvent vous aider à mieux digérer.

Vous avez souvent le ventre ballonné, vous souffrez de flatulences gênantes… ?

Il y a des règles simples pour les éviter :

Femme tenant une pomme dans sa paume
Manger des fruits en premier

Manger les aliments crus en premier : le cru est fait pour arriver dans un estomac vide car il se digère vite. On estime qu’une crudité séjourne environ 20 minutes dans l’estomac, surtout si elle est bien mastiquée. C’est là un sujet primordial quel que soit l’aliment que l’on ingère : quand cette étape de déchiquetage de l’aliment et d’insalivation n’a pas lieu, le bol alimentaire séjourne alors plus longtemps dans l’estomac car les enzymes digestives de la salive n’ont pas le loisir de faire leur travail de pré-dégradation des nutriments correctement.
Le cuit séjourne toujours beaucoup plus longtemps dans votre estomac.
Si vous finissez votre repas par du cru (salade verte ou fruit) votre aliment aura tendance à fermenter car il se digère plus vite que le cuit.

Si vous buvez en mangeant, l’eau ayant un PH neutre (autour de 7) vous désacidifiez le contenu de votre estomac qui regorge d’acide chlorhydrique, notre principal suc gastrique ; votre estomac passe alors d’un PH de 2 (nécessaire à une bonne digestion) à un PH de 4, ce qui retarde la vidange gastrique. C’est pourquoi il est déconseillé de boire beaucoup d’eau en mangeant surtout quand on a une tendance aux ballonnements. Celle-ci doit préférentiellement être bue entre les repas, jusqu’à 10 minutes avant et 1 h après.

– Il existe aussi, comme vous le savez, des aliments dits fermentescibles qui peuvent directement être incriminés dans les ballonnements. Vous connaissez sûrement la plupart d’entre eux : choux, artichauts, radis, légumineuses (lentilles, fèves, pois chiches, haricots blancs, pois cassés…) mais aussi, le blanc d’œufs et…le pain « moderne » fabriqué à base de levure et non, de levain…
Pour améliorer la digestion des légumes et légumineuses, plusieurs solutions s’offrent à vous : d’une part, il faut savoir que la cuisson diminue leur pouvoir de fermentation ; d’autre part, vous pouvez ajouter une pincée de bicarbonate de soude dans l’eau de cuisson ; vous avez également la possibilité de cuire en « double eau » : utilisez une première eau de cuisson puis à mi-cuisson, jetez-la et renouvelez l’eau. Enfin, vous pouvez utiliser des aromates dans l’eau de cuisson tels que : clous de girofle ou étoiles d’anis qui améliorent la digestibilité. Mais il serait dommage de s’en passer tant les légumineuses sont importantes dans l’équilibre alimentaire.

Le café n’est pas votre ami ! à moins de le prendre à 2h de distance de votre repas. Mais, en fin de repas, et contrairement à la « légende », il active tellement nos enzymes digestives qu’il nuit à une bonne qualité digestive car pour bien digérer, il faut être au calme (à l’intérieur comme à l’extérieur). Si vous voulez finir par une boisson chaude, choisissez plutôt une tisane digestive. Il existe des mélanges tout prêts en herboristerie.


Si vous êtes stressés ou nerveux, de façon ponctuelle comme de façon chronique, vous aurez beau prendre une vraie pause repas au calme et bien mastiquer, l’activation de votre système nerveux sympathique dû à votre état ne sera pas propice à une bonne digestion !

Si malgré tous ces efforts, vous souffrez encore de ballonnements…

Femme assise sous l'emprise de la douleur
Les plantes au secours de vos maux de ventre

N’hésitez pas alors à utiliser des plantes dites carminatives telles que les graines de fenouil, l’anis, le cumin, le carvi, la coriandre…auxquelles on peut ajouter des plantes antiputrides, qui évitent la fermentation, telles que le thym, la sarriette, l’origan.
Le mélange d’herbes de Provence (thym, sarriette, origan, basilic, fenouil) est en soi, un complexe
anti-ballonnements.

Si vous souffrez de ces maux depuis longtemps, ou que vous souhaitez avoir une action dans la durée, pourquoi ne pas faire une cure de chlorophylle ? C’est un « désodorisant » de tout le corps y compris, de la sueur et de l’haleine mais surtout, c’est un désodorisant intestinal qui a une action de normalisation de la flore. En outre, la chlorophylle rééquilibre le PH et favorise l’action des enzymes digestives. En plus, il n’y a aucune contre-indication à sa consommation, elle peut être prise par tous, à tout âge, avec ou sans traitement médicamenteux.
Prendre 1 gélule en fin de repas le midi et le soir (Laboratoire Catalyons) ou 15 gouttes dans un verre d’eau midi et soir (Laboratoire Solaray).

Si, à l’inverse, vous souhaitez avoir une action ponctuelle sur vos ballonnements, vous pouvez opter pour le charbon végétal ; il capte les gaz et chasse la fermentation tout en assainissant la flore intestinale (à raison de 3 gélules dès que vous ballonnez).
Mais attention : le charbon doit être pris à distance des repas et des traitements médicamenteux car il neutralise aussi bien les nutriments que l’on mange que les médicaments.

Pourquoi pas, une cure de probiotiques ?

Si malgré tout cela, vous souffrez toujours de ballonnements, n’attendez pas l’automne ; faites une cure de probiotiques et avant cela, vous pouvez aussi faire une cure de L-Glutamine durant 50 jours.
C’est un acide aminé qui lutte contre la porosité intestinale et l’hyperperméabilité intestinale.

Le mot probiotique au scrabble
Les probiotiques aident à l’équilibre de la flore intestinale

Prenez 1 gr au réveil à jeun, et 1 gr au coucher à distance du repas (1gr seulement si constipation). Il est interdit d’en consommer néanmoins en cas de cancer colorectaux en cours.

Pour le choix du probiotique, il est important de l’adapter à la problématique intestinale que vous rencontrez : tendance aux ballonnements, aux diarrhées ou à la constipation ? il faut savoir que pour chaque cas, il existe un type de probiotique.

Enfin, pour information : parfois, les ballonnements sont dûs à des intolérances alimentaires. Il existe des tests, non remboursés par la sécurité sociale, et habituellement prescrits par les naturopathes, qui permettent de révéler les aliments qui pourraient être en cause dans vos ballonnements et autres symptômes que vous pouvez rencontrer dont l’origine n’a pas été identifiée.