Les articulations après 50 ans

Mémoire, sphère cardio-vasculaire, digestion et articulations constituent les 4 principaux piliers anti-âge sur lesquels nous pouvons agir en prévention, pour vieillir le mieux possible.

Aujourd’hui, nous allons voir comment entretenir ou renforcer son squelette, ses muscles, ses tendons.

Qu’est-ce que l’arthrose et quels sont les facteurs aggravants ?

L’arthrose est une pathologie mécanique qui apparaît très souvent avec l’âge à cause de problèmes de déminéralisation. Le cartilage se dégrade peu à peu entraînant raideurs et douleurs localisées.
Cette déminéralisation peut être favorisée par des problématiques digestives telles que la porosité intestinale.
Le surpoids est également largement en cause dans plusieurs problèmes d’arthrose, notamment au niveau des genoux et des hanches.
Les traumatismes sportifs ou accidentels sont également responsables de nombreuses douleurs articulaires.
La densité nutritionnelle des aliments étant moindre, de nos jours, nous fixons également moins bien les minéraux.

A la différence de l’arthrose, l’arthrite, quant à elle, n’est pas due à une usure normale des os. Il s’agit plutôt d’une inflammation chronique dont l’origine peut être infectieuse, génétique ou métabolique ; elle est souvent causée par des facteurs héréditaires.

Mais le point commun entre ces 2 pathologies, ce sont les douleurs !

Que faire au naturel pour soulager mes articulations, renforcer mes muscles et mes tendons ?

Pour une action efficace, nous allons associer une plante reminéralisante à une plante ayant une visée anti-inflammatoire (anti-douleur).

Les plantes reminéralisantes

Elles sont indispensables pour apporter à vos os, vos cartilages, vos tendons, vos ligaments, tout ce dont ils ont besoin et permettre ainsi d’avoir une bonne tonicité pour se tenir et marcher.

Il existe un trio, assez connu, composé de prêle, ortie, bambou. Vous pouvez les prendre séparément ou opter pour des synergies.

L’ortie piquante (feuille) et la prêle (tige) se trouvent en poudre, en tisane, en gélules, en teinture mère. Le bambou se trouve en poudre ou en gélules.

Posologie :
Pour la poudre, 1 petite cuillère à café par jour dans de l’eau, un laitage ou une compote
Pour la tisane : 2 tasses par jour d’une cuillère à soupe dans un 1/2 litre d’eau.
Pour la teinture mère : 30 gouttes le matin et le soir dans un verre d’eau
Pour les gélules : 3 gélules de 700mg par jour.

Une autre option consiste à acheter du silicium G5 liquide en bouteille d’un litre. Il faut prendre 20ml le matin et 20ml le soir. Cependant, il est assez coûteux. Vous en trouverez facilement en magasin bio.

Dans tous les cas, pensez à la vitamine D, au moins, durant les mois d’hiver. Elle est indispensable à bien des égards, pas seulement pour les articulations.
Car c’est bien connu, nous ne la synthétisons qu’avec le soleil…
La dose journalière recommandée est de 2000 à 3000 ui par jour, le soir de préférence. Privilégiez la sous forme de gouttes, tirées du lichen ou de l’huile de foie de morue (en magasin bio).
Si vous voulez en prendre davantage, le mieux est de faire un bilan sanguin.

Les plantes à action anti-inflammatoire

Il en existe de nombreuses sous différentes formes…
Citons en premier lieu, l’harpagophytum ou « griffe du diable », le plus puissant anti-inflammatoire naturel connu.
Vous avez aussi le boswellia, la reine des prés, l’écorce de saule, le curcuma, le gingembre
Renseignez vous sur les contre-indications et précautions d’emploi avant de jeter votre dévolu sur l’une d’elle. Je vous indique celles pour l’harpagophytum.

Que faire en cas de complications articulaires ?

Si vous n’avez plus de ménisque au niveau du genou, si vous avez des disques vertébraux qui se tassent avec becs de perroquet ou si vous souffrez d’hernie discale…si vos doigts ont perdu leur motricité fine…vous pouvez opter pour des compléments alimentaires à base, par exemple, de glucosamine, chondroïtine ou d’acide hyaluronique.

Des cachets et gélules de différentes couleurs sont présentés sur une table

Caroline GAYET utilise cette image pour nous expliquer de quoi il s’agit : « si on compare votre ossature à un mur, la glucosamine serait les briques et la chondroïtine, le mortier entre chacune ». Quant à l’acide hyaluronique, c’est plutôt le lubrifiant.

Il existe en pharmacie, para pharmacies, dans les magasins bio et sur les plateformes en ligne, pléthore de préparations prêtes à l’emploi, la plupart du temps, sous forme de gélules.

Dans tous les cas, je vous recommande d’opter pour les composés les plus naturels possibles.

Je vous cite quelques-uns des complexes tout prêts, parmi les plus qualitatifs :

  • Herboflex, à l’herboristerie du Palais Royal (commande en ligne), un produit très complet
  • Ostéoconfort de Nutrigée avec curcuma, vitamine D3 et collagène.
  • « MSM+ » des laboratoires Distriform à base de MSM (Methyl Sulfonite Méthane, une forme de soufre) et boswellia
  • Collagène marin de chez KAL (mais il est un peu cher…).

N’oubliez pas, en complément, d’appliquer localement, sur la zone douloureuse :
– Du gel de silice
– Quelques gouttes d’huile essentielle de gaulthérie et/ou de laurier noble (appliquer préalablement une huile végétale de millepertuis ou d’arnica).
Attention : pour les huiles essentielles, faire un test de tolérance cutané avant. Voir les détails pour les précautions d’emploi des huiles essentielles, ici.

Y a-t-il un lien entre alimentation et douleur d’arthrose ?

La réponse ne vous étonnera pas : oui !
D’ailleurs, il arrive que des personnes faisant un jeûne, voient leurs douleurs disparaître, le temps du jeûne…
De la même façon, et c’est bien connu, certains aliments sont réputés pro inflammatoires, c’est à dire qu’ils favorisent l’état inflammatoire. Par exemple, les aliments à base de lait animal. Chez les personnes sujettes aux intolérances alimentaires, c’est criant : il suffit de consommer 1 ou 2 fois de suite, ces aliments, en particulier, au dîner, pour que cela déclenche une crise inflammatoire.
Tout cela, bien sûr, sans parler de l’équilibre acido-basique, de plus en plus délicat, au fur et à mesure de l’avancée en âge du stress et des contrariétés…Tout cela favorise un état inflammatoire chronique.

Contre-indications et précautions d’emploi

Prêle : Interdit femmes enceintes et précaution si traitement anti coagulant. Observer 7 à 10 jours de pose toutes les 3 semaines. Si cela « tire trop dans le dos », c’est que les reins travaillent trop donc il faut diminuer la prise par deux.

Ortie : S’ajoute à l’anti inflammatoire Diclofénac. A éviter lors d’oedèmes et excès de fer. Tester en prenant de petits dosages puis augmenter progressivement à cause du risque de démangeaisons

Dans la paume de sa main une femme a collé un post-it marqué d'une croix

Bambou : aucune contre indication

Silicium G5 : pas de contre indication

Harpagophytum : interdiction aux femmes enceintes et allaitantes et enfants ; en cas aussi, d’ulcère gastro-duodénal, de traitements anti-coagulants, de prise d’anti-arythmiques, anti-plaquettaires. La consommer au cours d’un repas pour ne pas irriter les intestins.

Glucosamine : interdit aux personnes ayant des allergies aux crustacés

Chondroïtine : interdit aux personnes ayant des allergies aux crustacés

Acide hyaluronique : aucune contre-indication

Huile essentielle de gaulthérie couchée : éviter en cas de calculs biliaires ; contre indiqué avec fluidifiants du sang ; interdit femmes enceintes et en cas de chimiothérapie.

Huile essentielle de laurier noble : éviter en cas de calculs biliaires ; contre indiqué avec fluidifiants du sang ; interdit femmes enceintes et en cas de chimiothérapie.





Source : Caroline GAYET, ateliers de phytothérapie