Quelles sont les plantes utiles pour les bobos d’hiver de mon enfant  ?

Quelques feuilles de menthe vertes sont présentées sur un fond blanc

Dans un précédent article, nous avons vu comment renforcer le système immunitaire de vos enfants avec les huiles essentielles autorisées.
Dans cet article, nous allons voir comment nous pouvons agir de même, avec les plantes sous d’autres formes, mais aussi, avec les compléments alimentaires.

Commençons par les bourgeons de plantes


Vous pouvez par exemple, opter pour les bourgeons d’églantier avec une formule toute prête et sans alcool des laboratoires HERBIOLYS ; ces bourgeons peuvent être administrés à partir de l’âge de 6 mois, soit en prévention, soit, quand l’enfant est souffrant.
Ils sont à mettre directement sur sa langue.

Flacon d'huile essentielle avec sa pipette
Flacon compte gouttes

Dosages recommandés à titre préventif :
De 6 mois à 1 an : 1 goutte par jour
2 ans : 2 gouttes par jour
3 ans : 3 gouttes par jour…

A titre curatif, on peut doubler la dose, pendant toute la durée des symptômes soit :
De 6 mois à 1 an : 1 goutte le matin, 1 goutte le soir
2 ans : 2 gouttes le matin, 2 gouttes le soir
3 ans : 3 gouttes le matin, 3 gouttes le soir …

Que lui administrer d’autre, hormis la vitamine D prescrite par votre pédiatre ?

Vous pouvez renforcer le système immunitaire de votre enfant en lui donnant des probiotiques, pour réensemencer sa flore intestinale. Et ce, surtout s’il est né par césarienne et qu’il n’a pas bénéficié de la flore de sa mère par voie vaginale.

Les probiotiques sont également conseillés aux enfants qui ont eu un traitement antibiotique précoce (dès 2 mois).

Quand les prendre ?
– S’il n’y a pas de troubles du transit dûs à la prise des antibiotiques, on prend les probiotiques dès le lendemain de la fin du traitement
– S’il y a des diarrhées ou de la constipation, on les prend pendant la durée du traitement antibiotique mais de préférence, à distance de ceux-ci (2h) et à jeun.

Quels probiotiques utiliser ?
Il existe des probiotiques en goutte pour les enfants chez Biogaïa (2 gouttes pures sur la langue ou diluées dans un peu de compote) ou dans d’autres laboratoires, en poudre, à prendre à raison d’un sachet par jour.
En pratique, et si nécessaire, ces probiotiques peuvent être donnés sans risque dès l’âge de 6 mois bien que les emballages spécifient « à partir de 3 ans ».
Mais vous pouvez toujours demander confirmation à votre pharmacien ou en parler à votre médecin.

NB/ Bien entendu, les probiotiques sont également fortement recommandés pour les adultes dans certaines circonstances…

Pour booster l’immunité de votre enfant, vous pouvez aussi opter pour une formule simple : ajouter de l’hydrolat de thym à linalol ou de thym à thujanol dans son biberon, dans un peu d’eau ou lui donner en bouche directement.
Ce sera d’un grand secours quand votre enfant partira en crèche ou que vous le laisserez chez la nounou.

En cas de bronchite ou de toux

Un enfant assis sur un canapé mouche son nez
Une petite tête blonde a attrapé un rhume

Il existe des mélanges pectoraux, prêts à l’emploi, pour les enfants ; ils sont à base de plantes anti-tussives qui fluidifient également les sécrétions bronchiques.
En revanche, ces mélanges pectoraux n’ont pas de rôle anti-infectieux.
C’est pourquoi, idéalement, ajoutez-y une cuillère à soupe de thym à linalol (hydrolat) ou du bourgeon d’églantier (selon les posologies indiquées plus haut).
Voici la méthode pour préparer votre mélange de fleurs pectorales : mettre 4 cuillères à soupe dans un litre d’eau bouillante, laisser infuser 10 minutes et filtrer.
Si vous allaitez, vous boirez vous-même la tisane.
Pour celles qui n’allaitent pas, vous ferez la même tisane et vous diluerez votre poudre de lait dans cette tisane en remplacement de l’eau utilisée habituellement.

Et si mon enfant souffre de coliques ?

Les coliques, les reflux gastro-oesophagiens et les gaz peuvent être facilement soulagés avec une préparation à base de :

– 2 cuillères à soupe de camomille matricaire
– 2 cuillères à café de graines de fenouil

Vous trouverez facilement ces plantes en parapharmacie ou dans les herboristeries.

En pratique, il faut mettre le mélange dans 1 litre d’eau minérale bouillante, laisser infuser 10 minutes et filtrer.

Si vous allaitez, c’est vous qui allez boire la tisane avant chaque tétée (tasse de 25 cl) et vous pourrez aussi, en prélever une petite cuillère à café à l’aide d’une pipette que vous mettrez directement dans la bouche de bébé pour le soulager.

Pour celles qui n’allaitent pas, vous ferez la même tisane et vous diluerez votre poudre de lait dans cette tisane en remplacement de l’eau utilisée habituellement.


En cas de constipation

on utilise la racine de guimauve ou de mauve. Ou de la manne de frêne, dont nous avons déjà parlé. Ces plantes se présentent sous la forme d’un bâtonnet, ce qui permet de les donner à sucer à l’enfant, comme un bonbon ; sinon, quand les enfants sont trop petits, on peut les dissoudre dans un fond d’eau (dans ce cas, il est plus pratique de les acheter en poudre). 

Si vous allaitez, vous pouvez vous supplémenter en psyllium (voir mon article sur le thème de la constipation). Une autre solution consiste à ajouter une ½ cuillère à café de poudre de psyllium dans la compote ou le yaourt de votre enfant et de le laisser gonfler avant ingestion.


Et si bébé a du mal à s’endormir…

Une mère masse le dos de son petit
Massage de bébé avec huiles végétales et essentielles

-Allongez-le sur le ventre
-Mettez du macérat huileux de calendula le long de sa colonne vertébrale
-Ajoutez ensuite 1 goutte d’huile essentielle de ravintsara et une goutte de mandarine
-Massez-le doucement et recouvrez son corps avec un pyjama ou un body.

Enfant, si votre enfant rentre de l’école et qu’il est agité

Vous pouvez lui faire boire 1 cuillère à café d’hydrolat de fleur d’oranger à laquelle vous ajoutez 1 cuillère à café d’hydrolat de lavande dans un fond d’eau (légèrement tiède ou au moins, à température ambiante). Et s’il a encore besoin d’être apaisé avant d’aller au lit, vous pouvez réitérer l’opération.

Source : Caroline GAYET, Académie de Phytothérapie